20 juillet 2011
En compagnie d'Harry Potter
J'ai lu, j'ai vu, il a vaincu !
J'y suis allée, j'ai attendu une petite semaine avant de me jeter dans la folie Potterienne. Et c'est complètement partagée entre l'envie de lire à nouveau les 7 tomes d'affilée pour me plonger pendant plusieurs jours dans un monde qui n'est pas le mien, et une petite déception, quant à la qualité filmique de ces adaptations. Certes je salue bien bas le travail de dingue, de fou, de complètement titanesque, des producteurs, réalisateurs, techniciens, comédiens, créateurs de ce monde harrypotter. Mais tout de même...
Harry a grandi, il était mignon petit, on croyait en son air permanent de victime persécutée par le monde des Moldus et les méchants sorciers. Il n'avait plus de parents, un oncle qu'il a vu mourir, possédait une aura négative qui tuait autour de lui tous ceux qui pouvaient l'aimer, jusqu'à son Elffe de maison... à l'exception sans doute des ses fidèles amis, ceux qui restent dans l'ombre. En bref, il avait ce petit truc identique d'ailleurs à la Chère petite Bella de Twilight, une victime dont tout le monde alentours se bat pour sauver la vie, ceux-là mêmes à qui elle n'arrête pas de dire "arrêter Mon Dieu, laisser moi me débrouiller seule, si tel est mon destin, il en sera ainsi"... Harry quant à lui disait de sa voix d'ado pas encore bien stable dans les graves "arrêter (grave) j'y vais seul tel est mon destin et je dois mourir... C'est Dumbledore qui l'a dit (voix fluette)"... Ce petit truc, disais-je donc, qui faisait qu'on pouvait l'aimer, avoir envie de le sauver et surtout de le plaindre.
Mouais mouais mouais, en fait on aurait dû les faire se rencontrer Bella, Vampire frustrée et Harry, Sorcier malgré lui.
Harry est donc cette pauvre petite victime. Il y a 7 ans de cela quand tout a commencé on pouvait y croire, mais c'est qu'il a grandi et on n'y croit plus du tout.
1/ il n'est pas super beau
2/ il ne joue pas super bien
3/ il ne semble pas apprendre de ses expériences qui reviennent toujours au même : je lutte maladroitement, suis un peu nul dans le maniement de la baguette, j'ai une super copine trop douée et je suis toujours à la limite de foutre le bordel dans l'équilibre du bien et du mal
4/ il a toujours ce petit côté tristounet qui finit, au bout de 8 épisodes par nous user... torturé, stressé, prêt au sacrifice ultime mais sans jamais avoir besoin de passer à l'acte... Pffffff un peu de gaieté ça ne serait pas si mal..
5/ "19 ans plus tard" : c'est encore pire. Les vieillissements au cinéma ce n'est pas toujours bien réussi. Or, depuis la fin de ma lecture du livre en 2007, je me suis demandée comment ils allaient faire... DECEPTION totale... Ils ont les mêmes visages mais des coiffures de plouk et de plouke. On leur a mis des vieilles jupes des années 60, des chaussures de bonne-soeur, des chemises à carreaux de camionneurs canadiens, (j'exagère à peine).... Il n'y a finalement que la bedaine de Ron qui soit à peu près crédible.
Moi, je pense à cette petite rouquine complètement amoureuse de lui, Genny, si je ne me trompe pas... j'ai envie de la prévenir en lui disant qu'il ne va pas être très drôle ce jeune homme dépressif, elle ferait mieux de choisir un mec Rock'n Roll.
Au moins elle rigolerait un peu.
Bon ok, là c'est sûr, dans le final des 19 ans plus tard, avec sa choucroute sur la tête façon "Ma sorcière bien aimée", elle représente la femme soumise de l'avant émancipation féminine, n'a aucun style, n'ouvre pas la bouche et continue de regarder son Harry avec des yeux qui disent "il est trop fort mon Harry Chéri" et ses pensées qui crient "je veux reprendre ma liberté, certes je ne suis pas celle qui a tué Voldemort (maintenant on peut prononcer le nom de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom), mais je suis intelligente et belle... normalement!"
Entre maladroitesse, succès de héros, héros déchu et sacrifice on est dans un pur produit complètement moralisateur.. comme un sermon de messe qu'on nous ferait entendre sur 8 épisodes, qui s'étent de 1997, date du premier tome, à 2011 date du dernier film mais là je suis sûre que la bonne petite ligne de conduite capitaliste n'aura de cesse de nous proposer de nouvelles choses, car à juste titre, comme me le faisait remarquer ma copine-voisine de visionnage, il n'y a pas de mot fin au final. Rendez vous pour les prochaines aventures... soit dans un an, non?
Bon je vous l'accorde, j'ai tout de même passé 2h40 dans un monde "bataille à la baguette magique", de sortilèges, de victoires, etc... je n'ai pas vu le temps passer et je compte acheter le coffret DVD, ben si rhooo quoi? Je suis sûre que quand Choupette sera plus grande elle sera super contente de les avoir ! Mais je ferai stoper avant les 19 ans plus tard... Chez nous pas de femme soumise habillée en bobonne ce n'est juste pas raccord.
14 juillet 2011
estiv' attitude.. pour le meilleur et pour le pire
Epilogue d'été ou note d'humeur en passant,
Le meilleur, alors, commençons donc par cette attitude positive de saison.
J'ai 32 ans (ça tout le monde l'a compris depuis belles lurettes...)
J'aime ma fille, mon job, mon chat aussi, le bon vin (surtout les moelleux), les hommes, les framboises, le cinéma, rouler les fenêtres ouvertes avec la musique à fond, danser à n'en plus finir (mais pas n'importe où) les barbes de 2 jours, les boutons de manchettes, le vernis, le chocolat, les chaussures à talons hauts, les ballerines, les Répetto, les autres aussi, le festival de Cannes, ses robes, ses paillettes, ses stars, ses hôtels, ses coiffures, ses noeuds pap, Los Angeles, les palmiers, l'accent de Marseille, l'inventivité, la créativité et le Monde, les futilités et oui on ne pas être complètement parfaite.. ce serait trop beau et tellement convenu !
et puis TOUT CA.. la vie, le plaisir et l'ETE (surtout quand il est là), la MER aussi et tellement d'autres choses encore.
J'ai 32 ans, tout le monde le sait, oui je sais, un compte facebook, des tas de chaussures, une foultitudes de sacs à main, des tas de valises, une armoire remplie à craquer de fringues, pliées, suspendues, protégées, chouchoutées, des piles entières de cartons de vêtements à ne plus porter mais on ne sait jamais, une maison difficile à ranger, des envies d'ailleurs et d'ici, des rêves ambitieux et le constat douloureux de la réalité... Alors pour le pire aussi, parce que c'est aussi ça l'estiv-ité !
A 32 ans donc, dernière tentative détabilisante, je me sens trop vieille pour danser comme une ado dans une boite d'ados, me demande bien, où dans les villes de provinces il est permis de danser sans passer pour la gardienne du bal de fin d'année, désespère de trouver les moyens de m'acheter une robe de créateur pour monter les marches du festival de Cannes, non mieux encore, désespère qu'un jour un créateur ma permette de porter sa nouvelle robe pour monter les marches, déteste sentir que dans la vie il y a deux façons de faire la queue pour obtenir les choses, c'est soit de la faire, soit de ne pas en avoir besoin et moi j'attends évidemment mon tour, engoncée entre la personne de devant qui n'avance pas et celle de derrière qui me presse.
Je déteste les tremblements de terre, la violence gratuite ou pas, les préjugés et le PV, l'inutilité et les jugements, les anonymes et ceux qui n'assument pas leur actes, le nucléaire et les steacks de chez Lidl, mettre 1 semaine à me remettre d'une nuit même pas complètement blanche, m'endormir sur le canapé et me réveiller à 4 heures du mat complètement perdue, les enfants malades et les autres aussi, la folie du tout pour rien...
Alors, à 32, je suis Ego mais pas trop, hystéro ? si peu.. Paradoxale... tellement ! Comme l'été d'ailleurs, en avril prématuré mais tellement chaud, en juillet caché derrière un automne pressant et en avance... lui aussi il doit faire la queue en direction des beaux jours (enfin j'ose y croire)
08 janvier 2011
Vas, vis et deviens,
SCÈNE 1 : INT/NUIT Maison de Marie-Alix enfant/Chambre.
Flashback
Maison familiale, chambre enfantine et bureau estudiantin...
Comme une petite envie de faire table rase du passé... Aller, Hop, je vide les placards, les vieilles fringues qui sentent la poussière, je trie la paperasse...
Et..., je sais que je vais en avoir pour des heures : non pas que j'ai tant de tas-de-trop-de choses, non pas que j'ai un esprit conservateur, non pas que je sois une dingue du "on n'oublie pas, on garde"..
Non pas du tout.
Simplement ce genre de petits moments se savoure comme étant celui "du dernier instant", celui où quand on aura définitivement décidé de jeter, il sera trop tard, celui des adieux... et quels adieux. Ces petites choses qu'on a soigneusement gardées depuis des années, avaient leur raison d'être... a priori. Il faut franchir le pas, se dire que de toute façon on les avait déjà enterrées parce qu'on les avait oubliées.
Et puis il y a ces autres choses, celles que tu jetteras dans plusieurs mois. Celles qui ont un sursis, celles dont tu estimes qu'elles ont encore une utilité, une saveur parce qu'elles te font rire (ou bien pleurer).
Entre souvenirs, franches rigolades, déguisements et... Honte c'est comme ça que je vide ma chambre, mon sac et mon passé. Un Retour vers le Futur, façon année 90 et plus.
Entre retrouvailles et essayages : je me suis marrée en retrouvant mon vieux téléphone "Ola_Itinéris", un portable des origines. Il pèse une tonne, mesure quasiment 20 centimètres (oui bon je vous l'ai déjà dit, j'ai un petit côté marseillais)... Celui là c'est sûr une fois qu'il est dans ton sac à main, tu ne fouilles pas des heures pour mettre la main dessus : il prend toute la place.
et puis, rhooo j'ai enfilé la robe de mariée de ma Mère,... le problème avec les robes de Mariée c'est que tu as tout de suite l'impression de te rendre à un bal masqué quand tu l'enfiles, à l'exception peut-être du jour de ton mariage (enfin je crois...). Là toute seule dans ma chambrette, c'est sûr, ça le fait un peu moins. Oui bon quoi, ne me dites pas les filles que si vous tombiez sur ces petites perles maternelles, vous ne seriez pas tentées de vous "comparer" avec votre petite maman en vous disant "elle avait 22 ans quand elle la portait, elle était jeune et belle, une fille mince... " et de savourer avec un petit sourire de satisfaction le fait de pouvoir la mettre aisément (je dis bien aisément).
Bon ben même si c'est non : moi aujourd'hui je l'ai fait, pour voir. Et puis je l'ai rangée. C'est pas mon truc les robes de mariée. Et puis ça sentait la vieille chose. Et puis c'est vieux.
Entre éternuements et quintes de toux, la poussière c'est une sacrée enquiquineuse... Je pouffe de rire, je cache des choses, j'en jette vite d'autres et prie secrètement que jamais ma fille ne tombe dessus.
Après 3 heures de vidage, d'empilage, de tri, de mise de côté, de recyclage : j'en ai fini avec ces vieilleries, je passe à autre chose. Constat de dingue ou dingue constat : 30 ans mais c'est super génial !! Vivent l'âge et la maturité ! Au diable mes 15 ans.



